Ce livre qui a tout changé
N’avons-nous pas toustes, un jour, dévoré un livre qui avait percé notre cœur ?
Ce livre qui a libéré notre imagination, repeint notre quotidien, voire chamboulé notre vie.
Ce livre dont on ralentit intentionnellement la lecture pour en chérir chaque page, chaque phrase, chaque mot.
Ce livre qui ranime notre sensibilité, brise nos résistances, câline notre vulnérabilité, retourne nos tripes ou réveille nos songes. Au choix.
Ce bouquin m’a trouvé l’an dernier.
Bizarrement, avec les semaines, le souvenir de son contenu s’est dissipé.
Mais son énergie, atomique, me propulse toujours aujourd’hui.
Je pense, je sens, je sais qu’il a et va tout changer.
Avec la complicité des algorithmes (et mon addiction aux réseaux sociaux), ce titre était parvenu à passer le filtre de mon système d’activation réticulaire, cette fonction de notre cerveau qui sélectionne, parmi les millions d’informations sensorielles auxquelles nous sommes exposé·es quotidiennement, celles qui lui semblent pertinentes.
C’était le début de l’été, les juillettistes étaient parti·es, j’avais une après-midi libre.
Après 10 minutes de va-et-vient au rayon développement personnel, le livre s’avérait introuvable. La vendeuse affirmait pourtant le contraire : « Nous l’avons, je le vois, là, dans notre listing. » Aller-retour au stock, rien.
J’allais rebrousser chemin, je rebroussais déjà chemin, l’escalator arrivait d’ailleurs dans mon champ de vision. Pour chasser mon dépit, je me voyais déjà m’offrir des pralines, une glace, et pourquoi pas un nouveau jean au fond…
Mais la vendeuse n’avait pas encore jeté l’éponge ! Sa ténacité l’avait conduite dans le recoin d’un étalage.
A-LLE-LU-IA (macarena), deus ex machina, j’avais en main le cadeau qui allait illuminer les vacances de mon ado féministe préférée.
Et là, douche tiède : la quatrième de cover s’adressait à un public plus âgé. Ca n’allait pas le faire. Ceci dit, cette lecture semblait valoir le détour…
Tout chavira alors très vite.
Dans mes discussions personnelles (vous vous parlez aussi à vous-mêmes, seul·e dans votre salle de bain, non ?), puis dans mes actes.
Une éruption de pensées nouvelles, positives, entraînantes.
Des volts et des décibels, so many good vibes.
Ce moment où tout devient net, limpide, « bon sang, mais c’est bien sûr ».
Ca vous est aussi déjà arrivé ?
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