« Une très grosse proportion des coachs… »
Monsieur Robert : « Croyance : fait de croire [penser] une chose vraie, vraisemblable ou possible. »
C’est l’histoire d’un gars.
C’est l’histoire d’un gars qui me contacte sur Messenger.
C’est l’histoire d’un gars qui me contacte sur Messenger pour m’expliquer – roulement de tambour – qu’il faut se méfier du coaching !
Lui : « Le problème des coachs c’est qu’il y a une très grosse proportion de gens dont le seul but est l’argent facile. » (C’est moi qui souligne.)
Moi : « Qu’entendez-vous exactement par « argent facile », et à combien évaluez-vous cette « très grosse proportion » ? Et selon quel critère objectif ? »
Lui : « C’est une perception personnelle basée sur la foultitude de conneries qui passent sur mon fil d’actualité FB entre autres… ce n’est que mon ressenti. »

Une chose considérée comme vraie (« il y a une grosse proportion de… ») s’avère donc être une opinion (« c’est une perception personnelle », « ce n’est que mon ressenti »).
Un exemple (parmi tant d’autres !) de ces choses que chacun·e d’entre nous estime vraies… alors qu’il s’agit généralement d’impressions.
Pour découvrir la Dépolarisation, une méthode innovante et (très) puissante de coaching, lire cet article.
Pourquoi donc nous construisons-nous une vision du monde (et de nous-même) si dénuée de vérité ? Parce que, pour nous, elle n’est pas dénuée de sens !
Elles nous font beaucoup de bien, ces croyances ! Soutenues par notre identité et notre système de valeurs, elles nous apportent équilibre et sécurité.
Sécurité ? Oui, car elles nous protègent contre l’incertitude (qui peut tourner à l’anxiété). Ce stress que produisent les méandres, les nuances, les plis de la réalité.
Un peu de complexité, oui, trop, pas question, chère Madame ! Car nous avons grandement besoin de certitudes, de signification, de valeurs sûres auxquelles nous rattacher au milieu de cette vie ou tant d’éléments tanguent.
Autrement dit, nous avons peur du vide.
Cercle vicieux
Si nos croyances sauvegardent notre sécurité (mentale) et notre bien-être, certaines d’entre elles peuvent néanmoins aussi nous limiter, voire carrément nous nuire.
« Je ne suis pas assez bon », « je ne peux pas faire confiance aux autres », « je n’ai jamais de chance », « je suis trop vieux/jeune pour faire ça »…
La liste de nos croyances limitantes est probablement infinie.
La faute à qui ? En bonne partie à notre état d’être social(isé) exposé à des milliers de messages injonctions depuis notre enfance ! « Embrasse ton grand-père », « Ecoute tes parents », « C’est bien, mais tu peux faire mieux », « Sans diplôme, on n’est rien »…
Il ne faut probablement pas aller chercher plus loin les causes d’une estime de soi (piler d’une bonne santé mentale) en berne. A force de s’être entendu•e être « trop ceci » ou « pas assez cela », nous avons simplement fini par y croire VRAIMENT… au point de pouvoir reproduire ces diktats sur nos semblables (dont les plus jeunes).
Quand j’étais journaliste, il m’arrivait d’organiser des débats publics. J’avais ma méthode : définir un sujet, contacter des intervenant·es, trouver une date, un lieu, lancer la communication… dans cet ordre. C’était l’évidence : Dans. Cet. Ordre !
Jusqu’au jour où un·e collègue géra ces différentes étapes… dans un autre ordre.
Horreur, cela ne va jamais marcher son affaire, c’est évident ! #croyancelimitante
Trois débats plus tard, sa méthode fonctionnait tout aussi bien (mieux ?) que la mienne.
On peut donc organiser un évènement de manière différente ! #croyancenonlimitante
Et vous, quelles sont vos croyances limitantes ?
Jérémie DETOBER, coach mental & de performance.
www.shift-my-mind.com
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